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L'homologation d'un casque moto

Il existe plusieurs types d'homologation pour un casque moto. Une homologation de casque répond à un grand nombre de tests portant sur chaque élément le composant. Sachez que les Douanes Françaises et la Répression des Fraudes, mais également des organismes indépendants, effectuent régulièrement (ou sur demande) des prélèvements dans les stocks de casque afin de vérifier que ces derniers répondent bien à la qualité requise par l'homologation. Certains magazines européens le font aussi, afin de vérifier si les casques tiennent bien leurs promesses une fois commercialisés. L'occasion de vérifier également si les modèles en production sont toujours aussi performants que les modèles ayant passé l'homologation. Il peut en effet arriver que des défauts interviennent dans les chaînes de production, et que les caractéristiques d'un casque en soit modifiées.
Un casque est homologué en fonction de son type, mais aussi de sa résistance à certains types de tests. L'homologation est un gage de qualité et de résistance. Des tests complémentaires peuvent être menés, plus complets et portant sur d'autres critères. C'est le cas par exemple du test SHARP, en vigueur au Royaume Uni et l'un des plus plus rudes pour les casques. Ce test comporte une notation par étoiles, 5 étoiles étant le maximum de résistance possible por un casque. Un peu à la manière des crash tests et de l'Euro NCAP pour l'automobile.

> Qu'est-ce que le test SHARP pour casque moto ?

Le casque doit être homologué

Savoir décrypter une étiquette d'homologation de casque moto

 Deux types d'étiquettes attestant cette homologation sont à envisager

  • Etiquette verte sur laquelle est imprimée la norme NF (NF S 72.305)

ou

  • Etiquette sur laquelle est imprimée la norme européenne (E + numéro indiquant le pays de fabrication) en conformité avec la nouvelle réglementation européenne (le Règlement n°22, Amendement 04, ou Amendement 05). Cette marque d'homologation est signalée par un cercle à l'intérieur duquel se trouve la lettre E, suivie du numéro distinctif du pays qui a accordé l'homologation, et du numéro d'homologation.

- Le chiffre après le E indique l’origine du pays d’homologation. (1 pour l'Allemagne, 2 pour la France, 3 pour l'Italie, 4 pour les Pays-Bas, 5 pour la Suède, 6 pour la Belgique, 7 pour la Hongrie, 8 pour la Tchécoslovaquie, 9 pour l'Espagne, 10 pour la Yougoslavie, 12 pour l'Autriche, 13 pour le Luxembourg, 14 pour la Suisse, 16 pour la Norvège, 17 pour la Finlande, 18 pour le Danemark).
- Sur la deuxième ligne on trouve une série de chiffres commençant par 04 (norme 22-04) ou 05 (norme 22-05). Il est bon de savoir que la France a refusé le règlement 22-03 (étiquette orange). Ce symbole doit être aussi apposé sur l'écran du casque.
- Quant à la dernière série de chiffres, elle désigne le numéro de série de production.
- Apparue avec le règlement 22-05, une lettre indique ensuite la prise en compte des tests supplémentaires par rapport à la norme 22-04.
Les tests supplémentaires sont :
- Un test d’impact sur le menton.
- Un test sur les éléments qui peuvent s’accrocher en cas de dérapage.
La significagion des lettres est la suivante :
La lettre J précise qu'il s'agit d'un casque jet (sans mentonnière),
La lettre P précise que ce casque assure la protection minimal de la mâchoire.
Les lettres NP rappellent que la mentonnière n’a pas répondu au test d’impact sur le menton et donc que la protection maxillaire n'est pas intégrale.
Les lettres JP indiquent la double homologation Jet et intégral. C'est le casque pour certains casques modulaires permettant de rouler mentonnière relevée, ou de certains casques Jet haut de gamme proposant une mentonnière.
Malheureusement rien n'indique le niveau de protection atteint. On ne sait pas, à la seule lecture de l'étiquette, si le casque est au dessus du niveau de protection minimale pour l'homologation : niveau minimum ou protection optimale ? Ces valeurs ne sont pas en effet communiquées par les fabricants. C'est pour cela que nous vous conseillons de consulter les bancs d'essai de casques.
Le test SHARP est à ce titre un excellent gage de qualité et de résistance pour un casque moto. Ce dernier propose une note sur 5 étoiles, 5 étant le maximum.

> Découvrir le test Sharp pour casque moto

Ainsi l'étiquette de ce casque indique qu'il a été testé et homologué par un laboratoire espagnol et qu'il répond à la norme 22.05 et les lettres NP rappellent que la mentonnière n’a pas répondu au test d’impact sur le menton et donc que la protection maxillaire n'est pas intégrale. En résumé, les casques portant les normes NF verte,ou Européenne ( E numéro indiquant le pays ) sur étiquette blanche sont autorisés à la vente en France et souvenez vous que si vous avez un grave accident avec un casque non homologué votre assureur pourra en profiter pour réduire considérablement l'indemnisation de vos blessures.
Nous avons interrogé des fabricants sur la durée de vie des casques. Voici l'avis de ceux qui ont bien voulu nous répondre : CRAFT - GPA - LAZER - SHOEI. Nous avons aussi interviewé Monsieur Moto 90 afin de recueillir son avis. Pour information, les Mr et Mme Moto sont devenus en 2010 des CDM2RM... Ca ne vous dit rien ? Consultez la page que nous avons consécré à ces acteurs méconnus de la vie locale de la moto et des motard(e)s.

> Voir notre article sur les CDM2RM (Chargés de Mission 2 Roues Motorisés)

La jugulaire du casque doit être impérativement attachée


L'article R431-1 du code de la route a été modifié par un Décret n°2006-46 du 13 janvier 2006 art. 4 (JORF 15 janvier 2006).
Suite à la modification de l'article R431-1 du code de la route à dater du 15 Janvier 2006, le fait de porter un casque dont la jugulaire n'est pas attachée peut entraîner une verbalisation de 135 € et la perte de 3 points à son permis de conduire, cette modification du code de la route vient légaliser les verbalisations qui nous avaient été signalées et qui ne reposaient jusqu'alors sur aucune base légale.

L'article R431-1 du code de la route

Tout casque de moto vendu ou utilisé en France doit présenter des éléments rétro réfléchissants sur tous ses côtés

Tout casque de moto ou de scooter en France doit présenter des éléments rétro réfléchissants sur tous ses côtés. Cette obligation figure sur le règlement 22/04 (le Règlement n°22, Amendement 04). Directive qui bien que laissant à chaque pays signataire, le choix de rendre obligatoire ou non ces éléments auto-collants rétro réfléchissants n'a vu que la France les imposer pour l'homologation de ses casques. Cela explique pourquoi certains fabricants rajoutent des autocollants rétro réfléchissants dans l'emballage du casque, à charge du motard ou du scootériste de les y fixer eux mêmes. Ne pas respecter cette obligation aboutit à porter un casque non homologué entraînant en théorie non seulement une contravention de la quatrième classe mais également un retrait de 3 points à son permis de conduire en vertu de l'article R431-1 du code de la route.

A propos de la visière iridium pour un casque de moto

Y a t il un texte qui interdise l'usage des visières iridium sur route ?

Oui, il existe un texte et surtout une règlementation, tous les casques homologués commercialisés en Europe doivent répondre à la norme ECE E22.05, norme qui émane non de la commission européenne mais de la commission économique Européenne (un des organes des nations unis à Genève) le libellé de l'accord est : Accord concernant l'adoption de prescriptions techniques uniformes applicables aux véhicules à roues, aux équipements et aux pièces susceptibles d'être montés ou utilisés sur un véhicule à roues et les conditions de reconnaissance réciproque des homologations délivrées conformément à ces prescriptions.....ouf! et la prescription qui nous intéresse est l'additif 21, règlement n°22 qui elle a pour thème : Prescriptions uniformes relatives à l'homologation des casques de protection et de leurs écrans pour conducteurs et passagers de motocycles et de cyclomoteurs.

De nombreux essais y sont référencés et normalisés, et entre autres, les essais sur écran, qui consiste en :

  • le champ de vision
  • La transmission lumineuse
  • la diffusion de la lumière
  • La possibilité de reconnaissance de signaux lumineux
  • La transmission spectrale
  • la réfringence (propriété de réfracter la lumière)
  • L'embuage (facultatif)
  • Caractéristiques mécaniques
  • Qualités optiques et résistance aux rayures
  • Vérification de l'angle d'ouverture de l'écran

Le casque est donc homologué avec sa (ou ses) visière (s). Ce qui est très important, d'autant plus sur des visières iridium... il faut savoir que ces visières sont extrêmement dangereuses et plus particulièrement la nuit, il faut prendre conscience que la qualité de réfringence d'une visière iridium, particulièrement performante dans le cas d'une visière "miroir" est toute aussi performante à l'extérieur... qu'à l'intérieur ! cela est dû à la particularité des miroirs sans tain. La nuit, suivant l'angle, les phares des véhicules peuvent se refléter dedans et éblouir le pilote (syndrome du flash). Vous imaginez ensuite le scénario, (scénario d'accident mortel à l'entrée d'un tunnel).

L'autre conséquence, est que dans le cas de l'usage d'une visière iridium, le casque est non homologué, donc en cas d'accident, pas d'assurance, et en cas de contrôle contravention de quatrième classe (135€ minoré à 90€), 3 points en moins et cerise sur le gâteau la moto peut être immobilisée
La protection des oreilles du motard avec des bouchons d'oreille

La protection des oreilles du motard

Voici quelques minutes que votre casque siffle dans vos oreilles. Le grondement permanent de l'air qui file, passe encore, mais là, le bruit est agaçant et commence à vous perturber. Et si vous étiez en train de détruire votre audition ? Dans le meilleur des cas, le résultat sera une bonne grosse fatigue auditive. Dans le moins bon : des bruits de fond permanents et une perte d'acuité sonore. Charmant, non ? Parce que l'audition ne se répare pas, il est important de se protéger du bruit, y compris en moto. La preuve.

Selon sa constitution interne et sa forme, mais également en fonction de la vitesse, un casque de moto ou de scooter génèrera plus ou moins de bruit "à l'intérieur" lorsque vous roulez. Le bruit lié au vent et aux phénomènes aérodynamiques est l'un des ennemis les plus redoutables du motard. En plus des détériorations (pouvant devenir permanentes !) de l’audition, il accélère l’apparition de la fatigue et s’avère donc dangereux pour la sécurité du conducteur. Il convient donc de protéger son ouïe avec des protections d'oreilles, pour une conduite plus sûre et plus agréable.
Il faut en outre savoir qu'à long terme la surdité générée par le bruit est irréversible. La protection auditive est donc une nécessité préventive ! Et nous savons tous qu'en roulant en moto ou en scooter, le bruit est permanent.

Le son se mesure en dB : les décibels. Cette unité de mesure n'est pas linéaire : elle augmente de manière très importante et très rapidement. On dit d'elle que la puissance sonore a une évolution logarithmique, parce qu'elle résulte du calcul suivant : Puissance en dB = 10 log 10 (P1/P0) avec P1 la puissance mesurée et P0 la puissance dite de référence. Pour exemple, la puissance d'un signal (sonore ou autre) double environ tous les 3 décibels, ce qui implique que 130 décibels correspondent à une puissance 1 000 fois plus importante que celle mesurée à 100 décibels. 120-130 dB fixe par ailleurs le seuil de la douleur. Autre manière d'apprécier le son : un écart de 10 dB représente un doublement du volume sonore entre les deux valeurs.

Même à une vitesse raisonnable de 100 km/h, les motards sont exposés à plus de 90 dB, alors que la limite de bruit à laquelle l'audition peut être exposée sans craindre d’être détériorée, en vertu du principe de précaution est de 80 décibels. Sachant que nous ne sommes pas plus égaux devant les risques liés aux dB que.. devant les coup de soleil…. Il faut d'ailleurs savoir que d'un point de vue légal, c’est précisément à partir de 80 décibels que les entreprises sont dans l'obligation d'équiper leurs salariés de protections auditives individuelles.
Sachant qu'à 140 km/h le bruit dans le casque atteint les 100 dB, pensez donc aux dégâts que peuvent subir des oreilles lors de trajets de 200 ou 300 kilomètres réalisés sur l'autoroute par exemple...

Les risques de détérioration de l'ouïe sont connus et quantifiés. Voici un récapitulatif des valeurs, exprimées en db (A) sauf mention spécifique. Le dB (A) prend en compte le spectre sonore de l'oreille humaine. Pour une oreille humaine normale, le son est peu audible si sa valeur est inférieure à 20 dB. Le seuil de danger commence à 80 dB et le son est insupportable dès 120 dB. Le seuil de douleur n'est pas absolu et dépend aussi de la fréquence du son (sa manière de vibrer dans l'air). On différencie ainsi l'effet des basses et des hautes fréquences. Le seuil de douleur peut être atteint à un niveau sonore de 110 dB pour une fréquence de 20 000 Hz et à 120 dB pour une fréquence inférieure à 10 000 Hz.


Les temps de zone de risque, évaluées selon le décret, du 19 juillet 2006.

Règle : quand on augmente de 3 dB, on double la puissance donc on divise le temps par 2 ! :
0 Seuil d’audition
10
20
25
30 Sensation de silence, cabine insonorisée, voix chuchotée à 1m
40 Chambre calme, seuil où l’on dort bien
45 Appartement normal, bureau
50 Niveau maximum pour un travail intellectuel
60 65 Niveau d’une conversation normale
70 Intérieur d’un TGV
75 Rue animée
80 Aboiements
85 Seuil de danger, souvent atteint dans un avion de ligne
90 Un instrument de musique acoustique jouant forte
95 Klaxon
100 Une tronçonneuse, un baladeur, une batterie
105 Une sirène de police ou de pompiers à 1 m, maximum autorisé dans les discothèques
110 Marteau piqueur à 1 mètre
120 Seuil de la Douleur, réacteur d’avion (à quelques mètres)
130 Avion au décollage
137 Caisse claire (en crête, dBC)
160
170 Fusil d’assaut (en crête, dBC)

Voici donc ce que donne le principe de précaution, en Db (A) sauf mentions.

Niveau de pression en dB supportable et durée pendant lequel un tel bruit peut être supporté
80 8 heures
83 4 heures
86 2 heures
89 1 heure
92 30 minutes
95 15 minutes
98 7 minutes 30 s
101 3 minutes 45 s
104 1 minute 53 s
107 56 secondes
110 28 secondes
113 14 secondes
116 7 secondes
119 3,5 secondes
122 1,7 secondes

Il existe des solutions pour protéger ses oreilles lors de longs parcours comme les MotoSafe d'Alpine Hearing Protection un des grands spécialistes de la protection des oreilles ou bien encore les Earsonics d'Earpad HSM. Il existe d'autres produits.

Alpine propose en effet un produit qui, plus qu'un «vulgaire bouchon auditif », est une véritable protection issue de la recherche scientifique. Le MotoSafe a subi des tests en laboratoire aux normes TNO (Organisation Hollandaise pour la Recherche Scientifique Appliquée) et aux normes CE. Selon un test mené par la très sérieuse revue moto allemande Motorrad, montre qu'aucun casque n'offrirait réellement une protection suffisante contre le risque de lésions auditives, et l'étude de conclure que les protections auditives Alpine MotoSafe sont une des meilleures protections.
A noter qu'une bonne protection de l'oreille ne doit pas couper du monde extérieur : conduire un deux roues nécessite de pouvoir réagir aux stimulis et avertissement sonores. De plus, il est très important de filtrer le son, et non de l'annuler. Conduire "sourd" est comme conduire à l'aveugle... Dangereux.
Les MotoSafe d'Alpine Hearing Protection sont équipés de filtres spéciaux, qui filtrent les bruits du vent nuisibles aux oreilles, tout en laissant la possibilité d'entendre le bruit des voitures, des avertisseurs, des passagers. Les portables ou intercoms restent audibles (ce qui est presque dommage, conduire en téléphonant n'étant pas recommandé), et il n’y a de ce fait pas d'impression d’isolement. En fonction des situations, le motard pourra adapter ses MotoSafe à son utilisation, et préférer une atténuation moyenne (filtres verts), ou forte (filtres jaunes).

A signaler également les Earsonics d'Earpad HSM, qui offrent une excellente protection à correcteur loudness intégré (le loudness est une correction physiologique en HiFi). Une technologie brevetée qui permet en théorie d'offrir à votre oreille la possibilité d'entendre agréablement lorsque le son est atténué !
Signalons que l'idéal pour protéger ses oreilles est de faire réaliser des bouchons sur mesure. Les bouchons d'oreille sur mesure assurent une totale adaptation au conduit auditif. Pour cela, le mieux est de se rendre chez un audioprothésiste, qui moulera une empreinte de votre conduit auditif afin que votre bouchon d'oreille s'adapte parfaitement à votre oreille.
A ce lien vous pourrez trouver audioprothésiste le plus proche de chez vous www.audition-infos.org. Remarque : pensez à amener votre casque ou à bien essayer votre casque avec les protections d'oreille, certains modèles étant particulièrement serrés au niveau des oreilles et ne permettant pas forcement de conduire avec un dispositif protecteur encombrant. Autant que lors du moulage le professionnel vous taille les bouchons comme il faut... A noter enfin qu'il existe également des bouchons d'oreilles jetables d'un coût relativement faible. Ils n'atténuent toutefois pas les bruits de façon sélective.


 

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